Atteindre le régime intermittent demande de réunir 507 heures dans le spectacle, puis de suivre une démarche précise. Le régime concerne les salariés alternant contrats courts et périodes sans emploi dans le spectacle vivant, l’audiovisuel ou le cinéma. L’intermittence ne constitue pas un statut juridique autonome. Elle désigne un régime particulier d’assurance chômage. Cet article présente les conditions, les contrats, les justificatifs, les demandes, les déclarations mensuelles, les indemnités et le renouvellement. Les annexes 8 et 10 organisent les règles selon le métier exercé. Un tableau permet d’abord de comparer les principales étapes.
Pas de panique, chaque démarche suit un ordre logique. Il faut d’abord vérifier les heures retenues, puis réunir les preuves et contacter France Travail. Les contrats CDDU (contrats à durée déterminée d’usage), les AEM (attestations employeur mensuelles) et les bulletins de salaire jouent un rôle central. Les données de France Travail et les textes applicables restent les références principales. Les sources spécialisées comme Legalstart, 3IS et Orange apportent des repères pratiques, mais France Travail confirme chaque décision individuelle.
| Étape principale | Objectif | Démarche | Coût |
|---|---|---|---|
| 507 heures | Atteindre le seuil requis | Cumuler des emplois déclarés sur 365 jours | Aucun frais |
| Contrats CDDU | Prouver chaque emploi | Demander une déclaration conforme | Selon le contrat |
| Documents | Sécuriser le dossier | Conserver AEM, paies et contrats | Aucun frais |
| France Travail | Ouvrir l’ARE spectacle | S’inscrire puis déposer la demande | Aucun frais |
| Déclaration mensuelle | Actualiser les droits | Indiquer heures, cachets et salaires | Aucun frais |
🔍 À RETENIR
✅ CONDITIONS ESSENTIELLES
- →Seuil requis : réunir 507 heures dans les métiers et secteurs reconnus.
- →Période de référence : compter ces heures sur douze mois au maximum.
- →Inscription : rejoindre France Travail dès le seuil atteint.
- →Preuves : garder chaque contrat, AEM et bulletin de salaire.
🌐 OUTILS ET RESSOURCES
France Travail Spectacle
Espace personnel : consultez les procédures d’inscription, de demande et de renouvellement.
GUSO
Guichet unique : vérifiez les déclarations réalisées par certains employeurs occasionnels.
Tableau de suivi
Suivi hebdomadaire : notez dates, heures, cachets, salaires et documents reçus.
⚠️ POINT DE VIGILANCE
Une ouverture au régime général peut empêcher l’utilisation ultérieure de certaines activités déjà réalisées. Vérifiez donc la comptabilisation des heures avant toute demande. Une activité mal déclarée peut aussi provoquer un trop-perçu.
Quelles conditions faut-il remplir pour devenir intermittent du spectacle ?
Le régime intermittent concerne les salariés du spectacle vivant, de l’audiovisuel et du cinéma. Il couvre notamment les artistes, les techniciens et les ouvriers employés par plusieurs employeurs. La demande repose sur 507 heures travaillées pendant une période maximale de 365 jours. France Travail examine aussi l’âge, la résidence, l’aptitude au travail et l’inscription comme demandeur d’emploi.
Comment calculer les 507 heures et quels travaux sont pris en compte ?
Les artistes comptent généralement un cachet comme 12 heures. Cette règle concerne notamment les musiciens, comédiens et danseurs. Il faut donc environ 43 cachets pour approcher 507 heures. Les techniciens et ouvriers comptent les heures réellement travaillées, selon les déclarations de l’employeur.
Les métiers concernés comprennent la régie, le son, la vidéo, le cadrage, le montage et les costumes. Certaines heures d’enseignement artistique peuvent aussi entrer dans le calcul. La limite atteint 70 heures avant 50 ans, puis 120 heures à partir de 50 ans, selon les conditions applicables.
Les heures doivent correspondre à une activité reconnue et déclarée. Une journée technique ne peut pas dépasser 10 heures dans les repères indiqués par 3IS. Le plafond hebdomadaire atteint 48 heures, sauf dérogation conventionnelle. Vérifiez chaque mission avant de l’ajouter à votre suivi. Pour aller plus loin, consultez les règles France Travail Spectacle.
Quelle différence existe-t-il entre l’annexe 8 et l’annexe 10 ?
L’annexe 8 concerne principalement les techniciens et ouvriers. L’annexe 10 concerne les artistes. Les deux annexes demandent 507 heures, mais elles appliquent des modalités distinctes pour les salaires, les jours indemnisés et le calcul de l’allocation.
Le métier déclaré détermine l’annexe retenue. Un régisseur relève généralement de l’annexe 8. Un comédien ou un musicien relève généralement de l’annexe 10. France Travail étudie la nature réelle du travail et les documents transmis. Une même personne peut exercer plusieurs métiers, mais chaque contrat doit décrire correctement la mission.
Les artistes bénéficient souvent de paramètres plus favorables, sans que cela garantisse un montant identique pour chaque dossier. Les revenus déclarés et les périodes travaillées influencent le résultat. Pour aller plus loin, demandez une vérification écrite à France Travail avant de déposer votre dossier.
Comment trouver des cachets et des missions déclarées pour atteindre 507 heures ?
Le cumul repose sur des emplois salariés déclarés, souvent conclus avec un CDDU. Ce contrat répond aux besoins temporaires du spectacle. Il permet d’enchaîner plusieurs employeurs et plusieurs missions. Il ne prévoit généralement ni prime de précarité ni délai de carence, selon les règles rappelées par les sources spécialisées.
Les festivals, tournées, scènes nationales et salles de musiques actuelles concentrent souvent des besoins entre mai et septembre. Les fêtes de fin d’année créent aussi des missions ponctuelles. Les réseaux associatifs, les bureaux des arts et les radios universitaires peuvent diffuser des offres déclarées. Ces pistes ne garantissent toutefois ni volume d’heures ni régularité.

- Surveillez les annonces de compagnies, salles et sociétés de production.
- Contactez les structures avec un CV adapté au métier recherché.
- Demandez le type de contrat et la déclaration prévue avant d’accepter.
- Notez chaque mission dans un tableau de suivi hebdomadaire.
La diversification peut accélérer le cumul. Une personne spécialisée dans la régie peut aussi rechercher des missions de plateau, de lumière ou de captation audio. Chaque activité doit cependant rester conforme aux métiers reconnus. Pour aller plus loin, rapprochez-vous des réseaux professionnels et des services France Travail dédiés au spectacle.
Quels contrats et déclarations permettent de valider les heures travaillées ?
Le CDDU constitue le contrat courant pour une mission temporaire dans le spectacle. Le contrat doit préciser l’employeur, le poste, les dates et la rémunération. Le bulletin de salaire doit reprendre les éléments essentiels. L’AEM confirme ensuite l’emploi auprès de France Travail.
Certains employeurs occasionnels utilisent le GUSO, ou Guichet unique du spectacle occasionnel. Ce dispositif centralise plusieurs formalités sociales. Il ne remplace pas la vérification des documents reçus. Demandez une copie de chaque déclaration et contrôlez les dates indiquées.
Une mission non déclarée ne sécurise pas vos droits. Une erreur de métier, de période ou d’heures peut aussi réduire le total retenu. Demandez rapidement une correction à l’employeur. Pour aller plus loin, comparez chaque contrat avec l’AEM et le bulletin correspondant.
Quels documents faut-il rassembler pour ouvrir ses droits ?
Un dossier complet réduit les échanges inutiles avec France Travail. Réunissez les contrats, les bulletins de salaire et les AEM pour chaque mission. Ajoutez les justificatifs GUSO lorsque l’employeur utilise ce guichet. Classez les documents par date et par employeur afin de retrouver rapidement une période.
L’AEM reste la preuve centrale des activités déclarées. Chaque employeur doit normalement la transmettre pour le mois concerné. Vérifiez le nom de la structure, les dates, le métier, les heures ou cachets et le salaire. Signalez toute différence avant de déposer une demande.
- Pièce d’identité et coordonnées actualisées.
- Contrats CDDU signés par les parties.
- Bulletins de salaire correspondant aux contrats.
- AEM et justificatifs GUSO disponibles.
- Preuves des activités non encore visibles dans l’espace France Travail.
Conservez une copie numérique et une copie accessible hors ligne. Cette organisation facilite aussi le renouvellement annuel. Elle permet de répondre plus vite à une demande de contrôle ou à un litige. Pour aller plus loin, utilisez les listes de pièces affichées dans votre espace France Travail.
Comment demander l’ouverture de droits auprès de France Travail ?
Inscrivez-vous comme demandeur d’emploi dès que les 507 heures sont réunies. La demande concerne l’ARE (allocation d’aide au retour à l’emploi) des annexes 8 ou 10. L’inscription déclenche généralement une demande d’allocation dans l’espace personnel France Travail.
La procédure demande de compléter les rubriques concernant votre situation et vos activités. Déclarez aussi les emplois absents des données déjà connues. Le lendemain du contrat ayant permis d’atteindre le seuil constitue un moment pratique pour déposer le dossier. Cette date limite les risques de décalage administratif.
À quel moment s’inscrire et déposer sa demande d’allocation spectacle ?
Le bon moment intervient après la fin du contrat qui justifie la dernière heure retenue. Vérifiez d’abord le total et les pièces disponibles. Cliquez ensuite sur « Déposer une demande d’allocation » depuis l’espace personnel. France Travail peut demander des documents complémentaires.
Une démission non légitime peut empêcher une ouverture immédiate. Orange indique qu’une personne doit parfois justifier ensuite 455 heures travaillées après cette démission. La situation dépend toutefois du motif et du dossier. Demandez une analyse à France Travail avant toute rupture volontaire.
Un droit d’option peut exister lorsque des droits du régime général sont déjà ouverts. Ce choix permet, sous conditions, de renoncer à ces droits pour demander les annexes spectacle. Une décision au régime général peut rendre inutilisables certaines activités antérieures. Pour aller plus loin, vérifiez les conséquences du droit d’option avant validation.
Comment déclarer ses cachets et ses heures chaque mois ?
Chaque mois, remplissez la Déclaration de Situation Mensuelle, aussi appelée DSM. Indiquez les heures, les cachets, les salaires et les périodes travaillées. La déclaration permet à France Travail de calculer les jours indemnisables. Une omission peut retarder le paiement ou créer une régularisation.
Reprenez vos bulletins et vos AEM avant de valider. Comparez les dates, le nombre de cachets, les heures et les montants bruts. Déclarez les activités même si France Travail ne les affiche pas encore. Gardez la preuve de chaque validation en ligne.
Comment conserver les AEM, contrats et bulletins de salaire ?
Créez un dossier par année, puis un sous-dossier par employeur. Nommez chaque fichier avec la date, la structure et le type de document. Cette méthode évite les recherches longues lors d’un contrôle. Elle facilite aussi la préparation de la date anniversaire.
Conservez les documents pendant toute la durée des droits et après chaque renouvellement. Les employeurs peuvent corriger une AEM, mais cette correction demande souvent plusieurs échanges. Signalez donc rapidement les erreurs de période ou de métier.
Un tableau de bord peut afficher le total progressif des heures et cachets. Ajoutez une colonne pour les documents manquants. Cette précaution ne remplace pas les règles officielles, mais elle rend le suivi plus fiable. Pour aller plus loin, consultez régulièrement votre espace personnel France Travail.

Comment sont calculées les indemnités des intermittents du spectacle ?
France Travail calcule l’ARE intermittent après l’examen des heures et des revenus. Le montant dépend notamment des salaires ou cachets déclarés. L’annexe 8 ou l’annexe 10 influence le taux et le nombre de jours indemnisables. Le montant final varie donc selon chaque parcours professionnel.
Les artistes de l’annexe 10 disposent généralement de modalités plus favorables que les techniciens de l’annexe 8. Cette différence concerne le calcul et le paiement, mais elle ne fixe pas une somme identique pour tous. France Travail applique les données présentes dans le dossier validé.
La déclaration mensuelle joue un rôle direct dans le versement. France Travail retire ou ajuste les jours selon les périodes travaillées et les revenus déclarés. Une erreur peut produire un trop-perçu, puis une demande de remboursement. Contrôlez chaque relevé dès sa mise à disposition.
Les chiffres de salaire publiés par Indeed restent généraux et ne permettent pas de prévoir l’ARE. Ils indiquent un salaire annuel moyen de 42 846 dollars dans leur base, avec une fourchette très large. Cette donnée ne remplace jamais le calcul individuel de France Travail. Pour aller plus loin, utilisez les informations affichées dans votre notification de droits.
Comment renouveler ses droits à la date anniversaire ?
Les droits intermittents suivent une période déterminée, souvent présentée comme une année. La date anniversaire marque le moment où France Travail réexamine la situation. Il faut alors vérifier les heures réalisées depuis la précédente ouverture et préparer les nouvelles preuves.
France Travail indique trois démarches à effectuer depuis l’espace personnel pour demander le renouvellement. Les écrans peuvent évoluer selon la situation. Suivez les indications affichées et complétez chaque étape. Une demande incomplète peut retarder l’examen du dossier.
- Contrôlez le nombre d’heures retenues sur la période.
- Rassemblez les nouvelles AEM, paies et contrats.
- Déclarez les activités encore absentes du dossier.
- Validez la procédure de renouvellement proposée en ligne.
Anticipez cette échéance avec un tableau actualisé chaque semaine. Cette habitude révèle rapidement un manque d’heures ou un justificatif absent. Elle laisse aussi du temps pour contacter un employeur. Pour aller plus loin, consultez la procédure de renouvellement affichée par France Travail.
Que faire en cas de refus d’ouverture de droits ou de litige avec un employeur ?
Un refus doit être lu attentivement avant toute contestation. La notification précise généralement la condition manquante ou le document non retenu. Vérifiez d’abord les dates, les heures et l’annexe appliquée. Une erreur administrative peut parfois se corriger avec un justificatif ou une nouvelle AEM.
Contactez l’employeur lorsque le contrat, le salaire ou l’AEM comporte une erreur. Demandez une correction écrite et conservez les échanges. Transmettez ensuite les pièces à France Travail depuis l’espace personnel. Une réponse claire facilite l’examen du dossier.
Si le désaccord persiste, utilisez les voies de recours indiquées dans la notification. France Travail peut proposer une réclamation, puis une médiation selon la situation. Un syndicat, une structure professionnelle ou un conseiller spécialisé peut aider à relire les pièces. Pour aller plus loin, respectez les délais indiqués sur la décision.
La meilleure protection reste une déclaration exacte et un archivage régulier. Ne validez pas une activité dont les dates ou le nombre d’heures semblent faux. Une régularisation tardive peut créer un remboursement ou retarder l’indemnisation. Pour aller plus loin, demandez une confirmation écrite avant toute nouvelle démarche.
Le parcours repose sur trois réflexes simples : atteindre 507 heures, conserver chaque justificatif et s’inscrire rapidement auprès de France Travail. Les annexes 8 et 10 distinguent les techniciens des artistes. Le suivi mensuel évite les oublis. La vérification des documents avant chaque demande limite les retards et les trop-perçus.


